Didier Epsztajn, Entre les lignes, 30 janvier 2019

« Cette monstruosité, cette « expérience », comme on dit habituellement, cette « expérience » dont je me serais bien passé, je ne l’ai pas oubliée. Toute ma vie, jusqu’à aujourd’hui, j’ai voulu savoir pourquoi, comment, on avait pu, simplement parce que j’étais,me plonger dans cet enfer. Savoir pourquoi, comment, mon père, ma mère, des amis, des familles entières, pour la même raison avaient dû eux aussi périr. Ces questions, je me les suis posées cent fois, mille fois, et je n’ai jamais pu y répondre ou du moins trouver le temps d’y répondre ». Des questions partagées par les survivant·es de tous les génocides, crimes contre l’humanité et crimes de guerre…