Jacques Rancière: «Défaire les confusions servant l’ordre dominant»

 

3 DÉCEMBRE 2019 PAR JOSEPH CONFAVREUX

Quelles sont les racines de la crise démocratique actuelle ? Comment comprendre la simultanéité des révoltes contemporaines ? Quinze ans après la publication de son ouvrage analysant les contours de la « haine de la démocratie », éléments de réponse avec le philosophe Jacques Rancière. (suite…)

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Construire dans la CAQophonie ambiante… une nécessité sans compromis

Au soir du 1er octobre, nous n’avons pu que nous réjouir de l’élection de dix députéEs solidaires. Cette élection historique montre la volonté de changement dont la population a besoin et donne à QS l’opportunité d’influer sur les débats politiques. Il faut dire que Québec solidaire a fait une campagne solide et que les quelques milliers de personnes qui étaient directement impliquées, peu importe leur comté, se sont investies avec cœur et convictions. (suite…)

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Gilles Bourque et la question nationale

Entrevue réalisée par Jean Trudelle
pour les Nouveaux Cahiers du socialisme, numéro 21 (hiver 2018)

Gilles Bourque a reçu les NCS au fond de sa campagne, dans les Cantons de l’Est, où il habite une magnifique maison ancienne entourée de champs et de boisés. Survol de l’évolution de la question nationale par un sociologue et historien réputé qui l’a suivie (et vécue !) de près[1].

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Les contradictions du nationalisme caquiste

Frédérick Guillaume Dufour, Université du Québec à Montréal (UQAM)

L’échec de la réforme du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) a suscité nombre de commentaires, la plupart ayant mis l’accent sur les traits de personnalité des acteurs : le caractère insensible du porteur du dossier, le ministre de l’Immigration Simon Jolin-Barette, et brouillon du premier ministre François Legault.

En mettant l’accent sur les qualités ou défauts des acteurs, ces analyses courent le risque de minimiser le contexte idéologique de l’échec de cette réforme. J’aimerais revenir ici sur ce qu’elle nous révèle sur les contradictions entre les types de nationalisme mobilisés par la Coalition Avenir Québec.

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Mythes et dangers de l’islamophobie

L’hostilité systématique à l’égard de l’islam est très anciennement ancrée dans la pensée occidentale. D’essence chrétienne, elle prend sa source dans l’esprit de croisade, fleurit pendant l’expansion coloniale et, après un temps de latence, reprend vigueur avec la « guerre contre le terrorisme ». Le mot « islamophobie » qui l’illustre a, quant à lui, une centaine d’années. Si désormais, au nom de la défense de la laïcité, certains intellectuels français très médiatiques ne craignent pas d’assumer la bêtise haineuse qu’il recouvre, d’autres, heureusement, s’emploient à la dénoncer.

Alain Ruscio, Orient XXl, 28 janvier 2016

 

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La nation et la république : l’expérience française

Edouard Morena, Fondation Rosa Luxemburg, 24.10.2019

En France, l’idée de la « nation » est profondément liée à l’idée de la « république ». Être Français signifie être républicain. La notion de république est généralement et indifféremment associée à un système politique et à ses institutions. C’est à la fois un moment historique (la révolution de 1789), un ensemble d’idées (philosophie des Lumières, libéralisme politique, droits de l’homme, laïcité), des symboles (drapeau tricolore, fête de la Bastille, Marseillaise) et des valeurs universelles (liberté, égalité, fraternité). (suite…)

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L’État et la nation

Entretien avec Neil Davidson, Période

Tandis que le capital s’organise plus que jamais à l’échelle internationale, la fragmentation territoriale et la référence à la nation s’imposent à nouveau dans les débats académiques et militants. Dans ce contexte, Neil Davidson revisite la pensée marxiste à propos des États-nations et critique le courant wéberien qui domine ce champ. Cette approche lui permet de sortir de la confusion conceptuelle actuelle régnant autour des dangers et possibilités de l’État-nation et de fournir par conséquent une boussole qui dépasse la séparation entre politique nationale et internationale au profit d’une analyse de classe. Il en résulte un cadre théorique renouvelé en rupture à la fois avec l’internationalisme abstrait et le nationalisme des conceptions réformistes d’une partie du mouvement ouvrier.

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