Marx et le détour irlandais

En abordant la question nationale, on sait que nos « ancêtres », en commençant par Marx, ont mené de grands débats qui ont continué lors des grandes révolutions du 20ième siècle et au-delà. Au Québec, dans le tournant des années 1960, la gauche québécoise a adopté la perspective « indépendance-socialisme » (le tiret entre les deux mots indiquant qu’il s’agissait, dans cette optique, d’une seule et même lutte). (suite…)

Continuer la lecture

Déprovincialiser notre projet

Depuis longtemps, les diverses factions bourgeoises du Québec ont conclu que la souveraineté n’était ni souhaitable ni réalisable, du fait qu’elle transporte des contradictions qui menacent la stabilité du capitalisme québécois et canadien. Cependant, il importe que ce capitalisme « made in Quebec » maintienne une certaine autonomie bien qu’il soit de plus en plus inséré dans le capitalisme globalisé qui prévaut au Canada, en Amérique du Nord et dans le monde. Avec cela, le chemin est tracé pour reconstruire un bloc social autour d’un projet défensif, axé sur la protection de l’autonomie québécois. (suite…)

Continuer la lecture

L’ami américain

(suite…)

Continuer la lecture

Socialistes et questions nationales (3)

Troisième partie

L’heure des brasiers (1930-2014

Au début du vingtième siècle, la tempête est en gestation. Des mouvements précurseurs se faufilent dans le dédale des luttes, créant de nouvelles résistances, quelquefois sous l’influence de l’Internationale communiste, parfois sur des bases anti-impérialistes autonomes. On assiste à la création des grands partis communistes en Asie, comme en Chine et au Vietnam, qui deviendront plus tard les fers de lance de la révolte anticoloniale. On voit aussi émerger des résistances inédites en Afrique et en Amérique latine, comme à Cuba où José Marti (1853-1895), écrivain, poète et militant, devient une des figures de proue de l’intellectualité révolutionnaire dans l’hémisphère.

Compilation de textes pertinents aux questions nationales présenté par Pierre Beaudet

(suite…)

Continuer la lecture

Socialistes et questions nationales (2)

Deuxième partie

Révolutions et résistances (1913-1933)

Au début du vingtième siècle, c’est l’irruption des peuples. La révolution soviétique brise le carcan sur les nations de l’Empire tsariste. Ailleurs en Europe, mais aussi et de plus en plus en Asie, l’étendard des luttes de libération nationale prend de l’ampleur. Les révolutionnaires qui fondent la Troisième Internationale, à l’appel de Lénine et de Trotski, sont interpellés. Un débat de fond met aux prises ceux qui voient dans la lutte contre l’oppression nationale un levier pour le projet socialiste,  et ceux et celles qui proposent de s’en tenir aux luttes de classes. La victoire du premier groupe, notamment sous l’influence de Lénine, change le cours de l’histoire.

Compilation de textes pertinents aux questions nationales présenté par Pierre Beaudet

(suite…)

Continuer la lecture

L’indépendance ne sera jamais tranquille

Après l’élection du PQ en novembre 1976, René Lévesque se rendait à Washington pour, disait-il, « rassurer les États-Unis ». Le gouvernement du PQ n’était pas et ne serait jamais socialiste. Un Québec indépendant s’inscrirait tout à fait normalement dans le contexte géopolitique et économique nord-américain. À la surprise de Lévesque et de ses principaux conseillers cependant, le message fut assez mal reçu. Les faiseurs d’opinion comme le Washington Post et le New York Times affirmèrent que peu de monde avait été impressionné et qu’une province, francophone ou pas, n’avait pas de « vraie » raison de se séparer de cette si belle démocratie canadienne. (suite…)

Continuer la lecture

Le Parti socialiste du Québec et la question nationale

Dans les années 1960, le Québec était en mutation sous l’impact de la révolution passi-tranquille. Intellectuels, syndicalistes, militant-es chrétiens progressistes, journalistes, étudiant-es, cherchaient à accélérer la vague de changement. Et c’est dans ce bouillon d’idées qu’apparaît une tentative de mettre en place un parti socialiste, dans un Québec où le mot même de « socialisme » était regardé avec suspicion. Au début, ce PSQ espérait une grande convergence entre la gauche québécoise et la gauche canadienne qui prenait forme autour du NPD. Plus tard cependant, les désaccords sont apparus. Le NPD n’a pas accepté cette volonté d’émancipation nationale québécoise, même si, pour le PSQ, la perspective n’était pas la séparation du Québec, mais la refonte du Canada sous de nouvelles bases. Et c’est ainsi que le rendez-vous proposé par le PSQ pour réconcilier lutte nationale et justice sociale n’est pas arrivé. Pour raconter cette histoire, nous faisons appel aux voix de l’époque, aux militants du PSQ et aux jeunes intellectuels de la revue Parti pris, faisant en sorte que cela devienne intelligible pour ceux et celles qui ne sont pas des spécialistes de l’histoire ou de la gauche.

(suite…)

Continuer la lecture

1837-38 : le « moment républicain »

Pierre Beaudet

Au tournant du dix-neuvième siècle quelques décennies après la conquête britannique, le Bas-Canada (Québec) et de façon moins intense le Haut-Canada (ce qui est maintenant l’Ontario) sont traversés par un puissant mouvement revendicateur. Au Québec, une alliance de classe inédite se met en place entre la paysannerie désappropriée, la petite bourgeoisie non-cléricale et les artisans et ouvriers de l’industrie naissante. Dès les années 1810, cette alliance réclame le gouvernement « responsable ». L’Assemblée élue a des pouvoirs très limités devant un Conseil législatif nommé par Londres et qui dispose d’un droit de veto sur les résolutions de l’Assemblée. Par ailleurs, le pouvoir colonial dispose de ressources totalement indépendantes dont il ne rend même pas compte ni à l’Assemblée ni au Conseil. (suite…)

Continuer la lecture
Fermer le menu

[contact-form-7 id= »298″ title= »Contact form »]