Débats et recherches théoriques sur la question nationale

Le nationalisme contre les nations

Le nationalisme prétendait défendre la nation ? Henri Lefebvre montre qu’en réalité il menaçait son unité. En désignant un « ennemi intérieur », il créait les conditions d’une guerre civile larvée. Face à ce danger, le mouvement communiste devait se réapproprier le meilleur de la tradition nationale. Henri Lefebvre, (1901-1991), philosophe, a notamment enseigné aux universités de Strasbourg et de Nanterre. (suite…)

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Jacques Rancière: «Défaire les confusions servant l’ordre dominant»

3 DÉCEMBRE 2019 PAR JOSEPH CONFAVREUX

Quelles sont les racines de la crise démocratique actuelle ? Comment comprendre la simultanéité des révoltes contemporaines ? Quinze ans après la publication de son ouvrage analysant les contours de la « haine de la démocratie », éléments de réponse avec le philosophe Jacques Rancière. (suite…)

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La nation et la république : l’expérience française

Edouard Morena, Fondation Rosa Luxemburg, 24.10.2019

En France, l’idée de la « nation » est profondément liée à l’idée de la « république ». Être Français signifie être républicain. La notion de république est généralement et indifféremment associée à un système politique et à ses institutions. C’est à la fois un moment historique (la révolution de 1789), un ensemble d’idées (philosophie des Lumières, libéralisme politique, droits de l’homme, laïcité), des symboles (drapeau tricolore, fête de la Bastille, Marseillaise) et des valeurs universelles (liberté, égalité, fraternité). (suite…)

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L’État et la nation

Entretien avec Neil Davidson, Période

Tandis que le capital s’organise plus que jamais à l’échelle internationale, la fragmentation territoriale et la référence à la nation s’imposent à nouveau dans les débats académiques et militants. Dans ce contexte, Neil Davidson revisite la pensée marxiste à propos des États-nations et critique le courant wéberien qui domine ce champ. Cette approche lui permet de sortir de la confusion conceptuelle actuelle régnant autour des dangers et possibilités de l’État-nation et de fournir par conséquent une boussole qui dépasse la séparation entre politique nationale et internationale au profit d’une analyse de classe. Il en résulte un cadre théorique renouvelé en rupture à la fois avec l’internationalisme abstrait et le nationalisme des conceptions réformistes d’une partie du mouvement ouvrier.

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Mondialisation et État transnational

William Robinson, Période

 

Le plus souvent, la mondialisation est présentée comme un processus qui se joue indépendamment voire contre les nations. Dans cet article classique, William Robinson remet en cause ce diagnostic, qui repose sur une séparation entre l’État et le marché ou entre le national et le mondial. Il propose à l’inverse de reconstruire une théorie marxiste du rapport de l’État à la mondialisation capitaliste. Il émet ainsi l’hypothèse de la formation d’un État transnational dans le cadre de la restructuration néolibérale du capitalisme initiée dans les années 1970. L’État transnational est l’institution d’une nouvelle classe capitaliste transnationale, qui reconfigure le rapport capital-travail à l’échelle mondiale. Loin de disparaître, les États nationaux se voient intégrés à cet appareil étatique émergent qui dessine l’horizon des luttes émancipatrices contemporaines.

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Parti pris et la révolution tranquille

Ce texte de Charles Gagnon, militant bien connu durant les décennies 1960-70 et 80, a d’abord été présenté en 1984 à un comité de professeurs de l’UQAM, dans le cadre d’un projet de thèse de doctorat qu’il leur soumettait, dont le sujet général était la généalogie et l’analyse de ce qu’il appelait « La Nouvelle gauche québécoise des années 60 ». Cette thèse n’a jamais été complétée. Gagnon en a cependant par la suite transcrit des extraits, dont celui qui suit, dans une perspective de publication éventuelle de ses écrits marquants. Celle-ci a été faite par les Éditions Lux, en trois tomes, quelques années après sa mort. Le texte qui suit a donc été rendu public pour la première fois en 2011, dans le troisième de ces tomes, soit celui qui porte le titre « La crise de l’humanisme ». (suite…)

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L’intersectionnalité : quelques questions

Samy Johsua, Possibles (ATTAC) 1er octobre 2019 *

Une anecdote personnelle pour commencer. Mes voisins (elle, franco-algérienne, lui franco-français, tous les deux adhérents de la CGT) nous invitent à la fête de mariage de son fils à elle (réussite brillante dans la préfectorale, la mariée est franco-française). Fête prévue sur le mode des traditions algériennes. Grande surprise, mon épouse et moi-même sommes les seuls « natifs » invités dans le voisinage. À la question « pourquoi ? », la réponse est : « on ne voulait pas de réflexions ». Sous-entendu, désobligeantes. Et plus précisément, racistes. (suite…)

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Samir Amin : la souveraineté au service des peuples

Samir Amin, économiste égyptien et théoricien des relations de domination Nord-Sud, sort un nouveau livre :  « La souveraineté au service des peuples » (éditions CETIM).

L’objectif du livre est de remettre au centre du débat la question de la souveraineté, un concept majoritairement entendu dans sa dimension nationale-bourgeoise (la souveraineté nationale au service des intérêts économiques de la classe dominante) ou nationale-identitaire voir fasciste (la souveraineté nationale au service d’un groupe ethnique/national précis). (suite…)

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