Parti pris et la révolution tranquille

Ce texte de Charles Gagnon, militant bien connu durant les décennies 1960-70 et 80, a d’abord été présenté en 1984 à un comité de professeurs de l’UQAM, dans le cadre d’un projet de thèse de doctorat qu’il leur soumettait, dont le sujet général était la généalogie et l’analyse de ce qu’il appelait « La Nouvelle gauche québécoise des années 60 ». Cette thèse n’a jamais été complétée. Gagnon en a cependant par la suite transcrit des extraits, dont celui qui suit, dans une perspective de publication éventuelle de ses écrits marquants. Celle-ci a été faite par les Éditions Lux, en trois tomes, quelques années après sa mort. Le texte qui suit a donc été rendu public pour la première fois en 2011, dans le troisième de ces tomes, soit celui qui porte le titre « La crise de l’humanisme ». (suite…)

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Parti Pris et le marxisme au Québec

Nicole Laurin-Frenette, Extrait de “Genèse de la sociologie marxiste au Québec”. Sociologie et sociétés, vol. 37, no 2, automne 2005.

À partir des années 1960, les marxistes québécois francophones, de toutes tendances, vont débattre ces deux questions énoncées par Parti pris : la question théorique des relations entre les classes sociales et la nation, et la question politique du rapport entre la libération nationale et la libération sociale.

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Le Parti socialiste du Québec et la question nationale

Dans les années 1960, le Québec était en mutation sous l’impact de la révolution passi-tranquille. Intellectuels, syndicalistes, militant-es chrétiens progressistes, journalistes, étudiant-es, cherchaient à accélérer la vague de changement. Et c’est dans ce bouillon d’idées qu’apparaît une tentative de mettre en place un parti socialiste, dans un Québec où le mot même de « socialisme » était regardé avec suspicion. Au début, ce PSQ espérait une grande convergence entre la gauche québécoise et la gauche canadienne qui prenait forme autour du NPD. Plus tard cependant, les désaccords sont apparus. Le NPD n’a pas accepté cette volonté d’émancipation nationale québécoise, même si, pour le PSQ, la perspective n’était pas la séparation du Québec, mais la refonte du Canada sous de nouvelles bases. Et c’est ainsi que le rendez-vous proposé par le PSQ pour réconcilier lutte nationale et justice sociale n’est pas arrivé. Pour raconter cette histoire, nous faisons appel aux voix de l’époque, aux militants du PSQ et aux jeunes intellectuels de la revue Parti pris, faisant en sorte que cela devienne intelligible pour ceux et celles qui ne sont pas des spécialistes de l’histoire ou de la gauche.

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