Parti Pris et le marxisme au Québec

Nicole Laurin-Frenette, Extrait de “Genèse de la sociologie marxiste au Québec”. Sociologie et sociétés, vol. 37, no 2, automne 2005.

À partir des années 1960, les marxistes québécois francophones, de toutes tendances, vont débattre ces deux questions énoncées par Parti pris : la question théorique des relations entre les classes sociales et la nation, et la question politique du rapport entre la libération nationale et la libération sociale.

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Le Canada et la Déclaration de l’ONU sur les droits des peuples autochtones

La première reconnaissance des droits des Autochtones sur la scène internationale remonte à 1957, avec la Convention 107 relative aux populations aborigènes et tribales, de l’Organisation internationale du travail (OIT)[1]. Suivra le rapport Cobo[2], en 1986, puis, en 1989, la Convention 169 relative aux peuples autochtones et tribaux. C’est dans cet esprit de renforcement de la protection des populations autochtones qu’a été adoptée, le 13 septembre 2007, la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Après quelque vingt années de négociations et de consultation dirigée par le Groupe de travail sur les questions autochtones, elle a été adoptée par 143 pays. Seuls quatre États ont voté contre : les États-Unis, la Nouvelle-Zélande, le Canada et l’Australie[3].

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État des lieux de l’extrême droite au Québec en 2019

Définitions et traits caractéristiques

Originellement constitué à partir de différentes expériences militantes visant à confronter des manifestations d’extrême droite à Montréal, le collectif Montréal Antifasciste s’est principalement attaché au cours des deux dernières années à documenter et à révéler au grand jour les différents mouvements et organisations qui mettent de l’avant des croyances et des politiques d’exclusion plus radicales que ce que proposent généralement les programmes de la droite « classique ». (suite…)

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Déprovincialiser notre projet

Depuis longtemps, les diverses factions bourgeoises du Québec ont conclu que la souveraineté n’était ni souhaitable ni réalisable, du fait qu’elle transporte des contradictions qui menacent la stabilité du capitalisme québécois et canadien. Cependant, il importe que ce capitalisme « made in Quebec » maintienne une certaine autonomie bien qu’il soit de plus en plus inséré dans le capitalisme globalisé qui prévaut au Canada, en Amérique du Nord et dans le monde. Avec cela, le chemin est tracé pour reconstruire un bloc social autour d’un projet défensif, axé sur la protection de l’autonomie québécois. (suite…)

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Le rêve de révolution ne suffit pas, il faut penser les transitions

Comment peut-on encore vouloir la révolution ? L’indignation ne suffit pas à occulter un siècle de révolutions, de passions politiques et d’illusions perdues. La philosophe Isabelle Garo propose de polariser la réflexion sur le noeud du problème : les transitions et les médiations pour passer d’un ordre social à un autre.

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Anti-impérialisme et souveraineté populaire

Panagiotis Sotiris, extraits d’un texte paru dans Ruptures 25 janvier 2018

L’évolution récente de l’élection de Donald Trump au Brexit jusqu’à la tension croissante entre les États-Unis, la Russie et la Chine, se présentent comme des manifestations d’une vaste crise de la « mondialisation » et d’un tournant dans l’impérialisme moderne. Plusieurs parlent même de « fin de la mondialisation ». Par un autre chemin, on présente aussi ces changements comme un tournant vers un nationalisme exprimant une mentalité d’assiégés. Dans ce qui suit, je vais essayer de réfléchir sur ces questions, mais aussi de suggérer ce que ces changements impliquent en ce qui concerne la stratégie de la gauche radicale. J’insisterai en particulier sur la nécessité d’un nouvel anti-impérialisme fondé sur une révision des notions de peuple et de souveraineté populaire.

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La question nationale au Québec 

Louis Gill, économiste, département de sciences économiques, extrait d’un texte publié en portugais dans la revue brésilienne Politeia (volume 2, no 1, 2002)

La question nationale au Québec prend ses origines dans la manière dont le Canada s’est fondé comme instrument d’oppression nationale. Pour comprendre la nature de l’oppression nationale à laquelle le peuple du Québec est soumis, il est donc nécessaire de revenir sur ces origines historiques.

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Rosa Pires, ou la nostalgie d’un nationalisme civique plutôt qu’identitaire

Rosa Pires est née à Montréal de parents d’origine portugaise. Enfant, elle a fréquenté l’école en français. Plus tard, elle a travaillé comme attachée politique au Parti québécois, a milité au sein du comité du Oui, lors du référendum de 1995, a oeuvré dans un regroupement féministe. Elle a aussi été candidate pour le parti Québec solidaire, dont elle est toujours membre aujourd’hui. (suite…)

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