Socialistes et questions nationales (1)

De Marx à Rosa Luxemburg en passant pas la Deuxième Internationale Cette sélection de textes constitue la première partie d'une série de trois qui tentent de couvrir le spectre des perspectives, positions et débats des divers courants socialistes depuis leur avènement au tournant du dix-neuvième siècle jusqu'aux élaborations contemporaines.

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Le projet du PQ : constituer un bloc social bourgeois

Au tournant des années 1970, les mouvements et les intellectuels de gauche tentent de clarifier leurs analyses sur le PQ alors que ce parti, élu en 1976, s’apprête à organiser la référendum de 1980 sur son projet de souveraineté-association. Pour éclairer ces débats, le sociologue Gilles Bourque fait une analyse décapante du processus par lequel un bloc social bourgeois, pr0-capitaliste, tente d’émerger derrière le projet de souveraineté-association.

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Le peuple chez Marx, entre prolétariat et nation

Pourtant, si Marx se défie bien de toute conception organique du peuple, il reprend le terme à plusieurs occasions et, en particulier, pour penser les luttes nationales de son temps, lorsqu’elles visent à conquérir l’indépendance contre des puissances colonisatrices. Il l’utilise également pour désigner les spécificités nationales, qui caractérisent les rapports de force sociaux et politiques toujours singuliers et que, selon lui, il faut toujours analyser dans un tel cadre national. Enfin, le terme de peuple désigne un certain type d’alliance de classes dans le cadre de conflits sociaux et politiques de grande ampleur.

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Québec – Catalogne : parcours croisés

Au Québec, le projet de fonder une République indépendante remonte à la Rébellion des Patriotes en 1837. Mais ce n’est que dans les années 1960 que l’indépendance est revenue sur le devant de la scène comme une option politique pour faire avancer la dynamique sociale et nationale de la Révolution tranquille.

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L’Écosse, l’État et la nation

Entretien avec Neil Davidson, Période, 2015

Tandis que le capital s’organise plus que jamais à l’échelle internationale, la fragmentation territoriale et la référence à la nation s’imposent à nouveau dans les débats académiques et militants. Dans ce contexte, Neil Davidson revisite la pensée marxiste à propos des États-nations et critique le courant wéberien qui domine ce champ. Cette approche lui permet de sortir de la confusion conceptuelle actuelle régnant autour des dangers et possibilités de l’État-nation et de fournir par conséquent une boussole qui dépasse la séparation entre politique nationale et internationale au profit d’une analyse de classe. Il en résulte un cadre théorique renouvelé en rupture à la fois avec l’internationalisme abstrait et le nationalisme des conceptions réformistes d’une partie du mouvement ouvrier. (suite…)

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Le Parti socialiste du Québec et la question nationale

Dans les années 1960, le Québec était en mutation sous l’impact de la révolution passi-tranquille. Intellectuels, syndicalistes, militant-es chrétiens progressistes, journalistes, étudiant-es, cherchaient à accélérer la vague de changement. Et c’est dans ce bouillon d’idées qu’apparaît une tentative de mettre en place un parti socialiste, dans un Québec où le mot même de « socialisme » était regardé avec suspicion. Au début, ce PSQ espérait une grande convergence entre la gauche québécoise et la gauche canadienne qui prenait forme autour du NPD. Plus tard cependant, les désaccords sont apparus. Le NPD n’a pas accepté cette volonté d’émancipation nationale québécoise, même si, pour le PSQ, la perspective n’était pas la séparation du Québec, mais la refonte du Canada sous de nouvelles bases. Et c’est ainsi que le rendez-vous proposé par le PSQ pour réconcilier lutte nationale et justice sociale n’est pas arrivé. Pour raconter cette histoire, nous faisons appel aux voix de l’époque, aux militants du PSQ et aux jeunes intellectuels de la revue Parti pris, faisant en sorte que cela devienne intelligible pour ceux et celles qui ne sont pas des spécialistes de l’histoire ou de la gauche.

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